Sénégal  : la dictée comme solution des autorités pour rehausser le niveau de français à l’école

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Selon le résultat des évaluations nationales passées par les élèves au début de l’année scolaire à l’entrée au collège, un élève de 6ème sur quatre n’a pas le niveau requis en français. Après la mise en place d’une heure par semaine de soutien en français aux élèves de 6ème en difficulté à partir de la rentrée prochaine, Pap NDIAYE s’attaque à l’école. Tous les jours, ces courtes dictées, exercice « essentiel », doivent permettre de « comprendre et de bien respecter les règles de grammaire et d’orthographe » vues parfois plusieurs semaines plus tôt.

Dans une note interne que franceinfo a pu consulter, le ministre de l’éducation nationale demande notamment aux enseignants de CM1 et CM2, une dictée courte par jour. Une mesure déjà préconisée par ses prédécesseurs.

L’autre objectif fixé par le ministre aux CM1 et CM2 est d’écrire et de lire au moins deux heures par jour. C’est déjà le cas, répondent les enseignants, en comptant le travail d’écriture et de lecture dans les autres matières que le français : en maths ou encore en histoire. Mais le ministère ajoute des directives strictes : lire au moins « deux textes longs », d’au moins 1.000 mots chacun, toutes les semaines. « Lire ne veut pas dire comprendre », critique un représentant syndical, qui ne voit pas où trouver le temps pour faire ces longues lectures dans des classes de 30 élèves.

Cette dictée quotidienne est déjà utilisée par les prédécesseurs de Pap NDIAYE au ministère de l’Éducation nationale. Il s’agit de Jean-Michel BLANQUER et Najat VALLAUD-BELKACEM. Elle permet de vérifier que les élèves ont encore en mémoire les notions apprises, explique une professeure des écoles de CM1. Elle-même dicte déjà quelques mots tous les matins, et voit les résultats. Ses élèves développent des automatismes.