Entretien exclusif avec l’ex-capitaine des Éperviers Djima Oyawolé : qu’est devenu l’homme après sa retraite ?

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La rédaction de lomé24info est allée à la rencontre de Djima Oyawolé, un ancien épervier du Togo qui a aussi la particularité d’avoir porté le brassard en sélection. Retraité, aujourd’hui âgé de 46 ans il n’a jamais abandonné le football qui vit en lui. De ses 1 mètre 76, né à Tsévié dans la préfecture du Zio, il a été l’un des métronomes de l’attaque togolaise qui a réussi à se qualifier pour le mondial de 2006. Djima Oyawolé nous a ouvert les portes de sa maison pour nous édifier sur le football au cours d’un entretien.

 

 

Comme il le dit si bien, l’amour pour ce sport a commencé lorsqu’il n’ était qu’un embryon dans le ventre de sa maman.

 « Je ne me rappelle pas vraiment d’autres sports si ce n’est le football. Depuis mon jeune âge, ça a toujours été le foot. Sur les photos de famille j’avais toujours un ballon dans la main. »

 

 

Pour lui, le bilan est préférable à la satisfaction qu’il témoigne au foot mais n’oublie toutefois pas les difficultés rencontrées, à propos desquelles il a relativisé:

« J’ai fait de ma passion un métier, c’était une satisfaction personnelle pour moi car ça n’a pas du tout été évident. Toutes ces années à se dire, que la pratique du foot deviendrait un métier… Ce qui m’a marqué, c’est la disparition tragique de mon papa en 2001. Cela m’a énormément bouleversé. Après tout, c’est la vie et on se doit de l’accepter pour mieux faire son petit bout de chemin. »

 

 

Pour lui, le foot n’a pas de fin, car il a contribué et continue de contribuer à construire un football togolais à la dérive.

« On est toujours dans le football après sa carrière. Ce qu’on a acquis pendant toutes ces années d’expériences comme savoir-faire est lié à notre savoir-être aujourd’hui et cela doit être une priorité pour le football togolais pour qu’il puisse s’appuyer sur nous pour construire le futur car le football togolais est en train de sombrer. Ceux qui avaient joué le football dans le passé étaient passionnés; ils y ont mis du cœur. Ceux d’à présent le font mais l’aspect financier dépasse toute attente. »

 

 

Dans le développement de tout sport les idées ne sont pas toujours convergentes, une situation qui ne démotive pas l’ancien capitaine qui veut bien s’impliquer. Il refuse de s’attarder sur ces incompréhensions et nous parle plutôt de ce qui va de mieux dans ce sport:

« Concernant les aspects positifs, dans un sens global, dans certains clubs et en sélection, les conditions ont beaucoup évolué contrairement à avant, ce qui en fait un point positif qui devrait normalement motiver les jeunes à se donner au maximum dans leur carrière, mais des fois, ce n’est pas le cas aujourd’hui vu que le football n’est pas une science exacte. C’est selon tes efforts et avec un peu de chance qu’on arrive à faire quelque chose de bon. »

 

 

Pour le mot de fin l’homme de sport espère avoir fait passer le message:

« Merci également à vous d’avoir pensé à moi, pour la considération. Nous avons des choses à dire à qui bon comprendra ce que c’est, pour qu’il y ait un meilleur football au Togo. »

 

 

Aimée DRAVIE