Dénouement de l’affaire des 46 mercenaires ivoiriens

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La Côte-d’Ivoire a fini par avouer que le dénouement de l’affaire des 46 militaires en détention au Mali est “long et difficile”. Le porte-parole du gouvernement, Amadou COULIBALY, a fait ces aveux durant son point de presse tenu ce mercredi 9 novembre 2022 à l’issue du Conseil des ministres : « C’est long, c’est difficile », a affirmé le PP GouvCI sur l’affaire des 46 soldats ivoiriens arrêtés au Mali. « La Côte d’Ivoire a choisi la voie du dialogue et de la concertation », « nous sommes convaincus que nos soldats rentreront », a tenté de rassurer M. COULIBALY.

 

 

 

Le Chef de l’État ivoirien, Alassane OUATTARA, a présidé le Conseil des ministres de ce mercredi 9 novembre 2022, au Palais de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire.

 

Faisant le débriefing de cette dernière session du conseil des ministres, le ministre Amadou COULIBALY, porte-parole, a été interpellé par une question des journalistes sur ce dossier.

 

En ce qui concerne la situation des soldats arrêtés au Mali, le gouvernement ivoirien, selon son porte-parole, a choisi la voie du dialogue, de la concertation et de la négociation.

 

 

Au cours des différents comptes rendus des Conseils des ministres, a-t-il expliqué, le gouvernement a appelé les ivoiriens à la patience, et notamment les familles des victimes, à la patience et avoir confiance au Chef de l’État.

 

«Quand vous choisissez la voie du dialogue et de la négociation, vous vous inscrivez, d’une certaine façon, dans la gestion du temps.

 

Nous sommes convaincus, et quand le Chef de l’État le dit, il n’y a aucun doute, que nos soldats rentreront.

 

Je l’ai évoqué ici, lorsqu’un pays, dans la vision de son président, s’est battu pour que certains de ses citoyens qui s’était auto-exilé rentre, et rentre tous, il n’y a pas de raison que ce pays ne déploie pas la même énergie, sinon plus encore, pour que ses enfants qu’il a envoyés en mission ne rentrent.

 

 

La Côte d’Ivoire utilisera tous les moyens, de la concertation, de la discussion, parce que c’est la voie qu’elle a choisie, qui sont à sa disposition, pour que nos soldats rentrent. C’est long, c’est difficile, mais les familles sont en contact avec le ministère d’État, ministère de la Défense, qui leur donne régulièrement des informations sur le moral de nos soldats qui sont détenus et Mali», a-t-il confié.

 

Sur ce dossier des 46 militaires ivoiriens détenus au Mali qui se complique, le site français, Africa Intelligence, avait révélé dans sa parution du 2 novembre 2022 qu’Abidjan a récemment refusé de parapher une proposition d’accord transmise par l’intermédiaire de la médiation togolaise.

 

 

La Côte-d’Ivoire aurait notamment refusé certains points « importants » du protocole d’accord proposé par le Mali.

 

Selon Africa Intelligence, Abidjan a refusé le «pacte de non-agression» proposé par Bamako.

 

Alassane OUATTARA aurait aussi refusé le limogeage, souhaité par Bamako, de l’ancien ministre Moustapha Ben BARKA, l’actuel vice-président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).

 

Le Mali soupçonne le président ivoirien, Alassane OUATTARA, de bloquer le limogeage de Ben BARKA, en usant de sa position de président par intérim de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), poursuit Africa Intelligence.