Côte d’Ivoire. 4 trafiquants pris avec 9 enfants en provenance du Togo

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Quatre trafiquants d’enfant ont été arrêtés et mis à la disposition du parquet du plateau depuis le vendredi 18 novembre dernier, par la sous-direction de la police criminelle chargée de la lutte contre le trafic des enfants et de la délinquance juvénile. Ils transportaient 9 mineurs dont l’âge varie entre 12 et 18 ans, depuis le Togo à destination de la Côte d’Ivoire.

C’est le mardi 15 novembre que la Sous-direction de la police criminelle chargée de la lutte contre le trafic d’enfants et la délinquance juvénile, dirigée par le commissaire principal Zaka Luc, a été informée par le commissariat de police de la ville d’Akoupé, au sud-est de la Côte d’Ivoire, de la saisie d’un car de transport en commun. Dans ce car se trouvaient les 9 enfants qui n’avaient aucun document administratif, pouvant les identifier. Le commissaire principal précise également qu’à bord dudit car, il y avait 39 passagers, tous dépourvus de documents administratifs. Le conducteur du car, Lamboni Samneka, 29ans, a soutenu qu’il a embarqué ces passagers au Togo à la suite d’un déménagement.

Ce chauffeur qui est pourtant un habitué du tronçon Adiaké-Abidjan , se retrouve curieusement le mardi 15 novembre, sur le tronçon Akoupé-Abidjan. Ce qui a attiré l’attention des Forces de l’ordre. Il a donc été mis à la disposition du parquet avec son adjoint. Lequel était chargé de livrer les mineurs à Abidjan.

Au total quatre trafiquants ont été interpellés. Ce sont Lamboni Sanka, 29 ans, togolais conducteur du car, Banlamame Yaovi 30 ans, togolais convoyeur du car, Pedagba Aladji 40 ans togolais, convoyeur de 4 des victimes et Lakouande Pascal, 25 ans, burkinabé, convoyeur de 2 des victimes. Tous ont été mis à la disposition du parquet du plateau pour la suite de l’enquête.

Ils risquent jusqu’à 20 ans de prison selon la loi. C’est le lieu de rappeler que le Comité national de surveillance des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (Cns), depuis sa création, a contribué à réduire sensiblement la traite, l’exploitation et le travail des mineurs dans les plantations de cacao.